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Histoire du 3DL

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En 1990, Jean-Pierre Baudet - jeune collaborateur de North Sails à Milford dans le Connecticut - s'enferme tous les soirs dans un local isolé de la voilerie. Profitant des infrastructures locales, il travaille à la fabrication d'un génois de Surprise moulé dont il avait eu l'idée dans les années 80 alors qu'il était apprenti maître-voilier chez Voiles Gautier à Morges.

C'est lors de la Nioulargue que la rencontre a lieu entre Jean-Pierre et les responsables de North Sails. Ces derniers adhèrent immédiatement au projet baptisé 3DL pour Three-Dimensional Laminate soit "moulé en trois dimensions".

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Peu après, la première structure 3DL est mise en place et les concepteurs produisent un génois de J-24 lisse comme du verre, 33% plus léger qu'un génois conventionnel et qui s'impose rapidement grâce à ses performances et sa longévité. C'est le début de l'ère 3DL pour North Sails.

Dès 1992, Denis Conner utilise un génois 3DL à bord de Stars and Stripes. Mais c'est en 1993 lors de la régate de Key West que le 3DL subira son premier test grandeur nature et récoltera ses premiers lauriers. Sur sept voiliers équipés, deux remportent l’épreuve chacun dans sa classe respective. Aucun voilier équipé en 3DL ne finira au-delà de la quatrième place et toutes les voiles utilisées termineront l’épreuve en parfait état. Les qualités du 3DL étaient ainsi validées sur l’eau avec des bateaux très différents les uns des autres.

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Aujourd'hui les voiles 3DL sont fabriquées à grande échelle dans la voilerie de Minden (Nevada) selon un procédé décrit en détail dans ce dossier.

North Sails a parallèlement développé des voiles de croisière en 3DL bénéficiant pleinement des technologies issues de la régate. C’est un produit performant et solide, simple d’utilisation, se manipulant, se pliant et se stockant de la même façon qu’une voile à panneaux. Ces caractéristiques répondent aux besoins de plaisanciers de plus en plus exigeants.